samedi 17 juillet 2010

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Vous vous rappelez la façon ô combien douce qu'avait trouvé Arno pour nous réveiller les matins de week-end? Bon eh bien maintenant, c'est le Loulou qui a pris la relève, mais d'une toute autre façon. À croire qu'Arno lui a dit: "Man, je te passe le flambeau, moi je vais kicker des culs à Club Pinguin les samedis matins."
Mon grand, c'est un bébé geek.

Le truc de Loulou

Super simple en fait. Comme y'a toujours deux chats orientaux qui glandent devant ma porte de chambre en quête de l.u.v., Loulou, il ne fait qu'ouvrir subtilement la susmentionnée porte, laisse entrer les félins et referme tranquilement la porte.
Je m'imagine que trop bien son visage de gamin macchiavélique quand les chats sont dans la chambre. Saleté d'enfant démon. Il doit bien se marrer.


Pas croyable comment deux petits fauves peuvent créer comme raffut.

Y'a le grand Mao qui traine ses papattes trop longue dans ma face, tentant d'y pétrir un pain ou je ne sais trop. Il y va de Waooooooooooons bien sentis, appuyés, gueulant de toute son soul son envie que je le gave de mou de boeuf. Peu importe mes façons plus ou moins pollitically correct de le chasser, il revient non-stop en force, déterminé, je vous le répète, à avoir son mou à la viande dans les plus brefs délais.

Y'a Zoé qui se creuse des galeries sous la couette, faisant des allées-retours en chialant pour finalement essayer de se fabriquer un nid dans mon cou. Bien que total cute, ça tape aussi total sur les nerfs quand il est 7h du mat et que tu t'es couché à 3h (en finissant la soirée debout sur une table, à chanter La Marseillaise).

Le plus simple, ça reste encore de les flanquer à la porte en usant du patois "Barnak!". Sauf que le temps de les attraper, de se lever, d'ouvrir la porte, de les swinguer dans le salon, de refermer la porte, d'aller se recoucher, ben bon sang qui l'eut cru, tu es comme qui dirait, bien réveillé.

Alors aussi bien aller faire du café.

Et gaver de mou le Mao.

Et user du cache-cernes aussi.

Et essayer de faire disparaître les cornes du bébé, qui lui, rit, rit, rit...

vendredi 2 juillet 2010

dimanche 16 mai 2010

Gros mot

"Loulou? Qu'est-ce que c'est que cet animal?

-C'est un phoque.

-(mouhahaha) Pardon?

-Un phoque maman.

- (hohoho!) Un quoi?

- (Soupirs) un phoque, un pho-que. Phoque maman. C'est un phoque!

-(héhéhéhé) Un phoque, c'est ça?


-Oui maman...un phoque

-(mouahaha)"

mercredi 12 mai 2010

Pomme d'api

Loulou, eh bien il est abonné à la revue Pomme d'api. Dans le O de Pomme, c'est écrit: "Pour tous ceux qui ont de SuperParents."
On peut figurer que la petite Aurore, elle n'était pas abonnée à Pomme d'api.
Elisa T. non plus, ça va de soi.

Dans l'édition de novembre 2008 (oui, oui, ça date, je sais) il y a la section "Je comprends tout avec Zigzag." Et Zigzag de Pomme d'api, c'est pas du tout Zig-Zag de Passe-Partout qu'a perdu ses parents et qui souhaite tellement se faire adopter par tout le monde du règne animal. Non, c'est pas du tout lui. Parce que de toute façon, le Zig-Zag de Passe-Partout, il comprend que dalle à la vie alors comment diantre il pourrait nous l'expliquer, je vous le demande.

Bon alors ça se trouve que la section du Zigzag-pas-du-tout-le-Zig-Zag-de-Passe-Partout de cette édition nous cause de "Comment une maman fait un bébé?". Comme Loulou il commençait à trouver que ma réponse: "C'est parce qu'elle a de super pouvoirs" n'était pas si convaincante, on en a profité pour élucider pour vrai l'affaire.

Très très attentif, Loulou, il a suivi l'histoire comme un champion.

"Pour fabriquer un bébé, il faut une maman et un papa. Une graine de papa et une graine de maman se rencontrent dans le ventre de la maman. Les deux graines forment un oeuf qui petit à petit grossit, grossit. Des bras et des jambes apparaissent, les yeux et les oreilles se forment, le bébé grandit tranquillement. Quand il est bien fini, il peut sortir du ventre de la maman. Fin."

Vous aurez remarqué que Zigzag évite bien de dire aux gosses que le bébé quand il sort, il déchire like hell la maman qui en profite d'ailleurs pour se chier dessus durant les poussées en criant des insanités. Non, Zigzag, il évite d'en parler.

Bon alors Loulou, il était super content d'avoir appris les vraies affaires et s'était couché heureux. Un beau moment genre.

Alors, le lendemain, avant le dodo, il me demande d'encore lui lire la section de Zigzag-sur-les-bébés-qui-mûrissent-dans-les-ventres-des-mamans. Ça l'a intéressé grave c't'histoire.

Je l'assois sur mes genoux, j'ouvre la revue à la page voulue et lis le titre: "Comment une maman fait un bébé?"

Et Loulou super fier, il crie:" ÇA PREND UNE GRAINE!!"

Voilà.
J'ai hâte qu'il en cause avec ses petits potes de la garderie.

vendredi 9 avril 2010

Un but dans la vie

Vous savez, quand j'étais une jeune délinquante juvénile qui pouvait porter pendant six jour en ligne le même foutu t-shirt d'Exploited, ben j'avais aussi un groupe, voyez?

Je vais faire ça court dans les détails, mais disons qu'on nous avait enregistrés lors d'un concert où j'étais salement bourrée au Jack Daniels. Un magnifique concert d'ailleurs, c'était magique. M'enfin je crois. J'étais salement bourrée.

Alors, mon groupe et moi avons décidé de faire un disque de promo avec l'enregistrement. Et puis là, avec l'idée grandiose, ben, il fallait bien faire une pochette de disque, voyez?

On avait décidé de se la jouer ça-paraît-qu'on-est-juste-au-secondaire en incluant des descriptions connes dans la pochette. Genre: Nom, Prénom, Rôle dans le groupe, But dans la vie, bla bla bla, machin.

Bon alors, si on en croit la pochette de cet album, mon but dans la vie à 18 ans, c'était: "Manger le plus de pogos possible en 1 minute tout en fellationnant un nain."

Wa!!
J'ai déjà eu un but dans la vie!!!

mercredi 7 avril 2010

Nous éprouvons présentement des problèmes techniques

Papa, pneumonique, oublie les bases de la réalité tangible et passe son temps à s'échouer sur des surfaces molles. Une mer de mouchoirs envahie ses alentours. Il se crache un poumon entre deux frissons. Bientôt, il sera à court d'organe à dégueuler.

Maman, complètement dépassée par la fin de session, fait saigner son cerveau à grandes lampées de taurine. Des cure-pipes tiennent ses paupières ouvertes, elle est cernée comme un raton laveur. Elle abuse des jurons et du nutella. Elle se contre-torche bien d'avoir les cheveux gras et la féminité défaillante.

La maison à l'air d'un habitat de porc. Il y a trois paniers de vêtements propres qui veulent de l'attention dans le milieu de la cuisine. Des chaudrons sales s'empilent sur le comptoir, des jouets jaunes jonchent joyeusement la salle de séjour. (Ça cest pas vrai, c'est juste pour faire du style avec la lettre "J").

Arno, temporairement maître de son destin, enfile une veste de laine sur sa peau nue puis remonte la fermeture éclair. Il omet de mettre ses sous-vêtements et se glisse dans son pantalon trop court, l'étiquette à l'avant.

Un bas bleu, un bas vert, il nous souhaite bonne journée et part pour l'école.

mardi 23 mars 2010

Le vice de la semaine: La convoitise

"Moi j'ai quelque chose que tu n'as pas."

J'ai fait des yeux taquins en le disant. Genre vraiment agace. J'ai pris un ton flippant qui donnerait envie à n'importe qui de me bastonner à grand coup de deux par quatre. Je me paye le plaisir de le chantonner une seconde fois:

"Moi j'ai quelque chose que tu n'as paaaaaaaas! Lalalalalalala!!!"

Je suis casse-cou, je sais, de jouer comme ça avec la mort, en allongeant bien les syllabes pour créer un effet de convoitise puissance mille. Le "lalalalalalala!!" rajouté, jette de l'huile sur le feu de l'envie de mon interlocuteur.

Je me sens merveilleusement powerfull.

Mon gamin se met à piaffer.

Je baisse les yeux sur mon bouquin en riant. J'émets un genre de "hihihi" total chiant.

N'en pouvant plus, il explose: "C'EST QUOI????"

Tout en subtilité, je renchéris de quelques gloussements bien sentis. "hihihihi" que je dis encore.

"ARRÊTE!!!" qu'il larmoie.

Je fais semblant de presque lui dire mon secret, ce trésor que je possède et qu'il n'a visiblement pas. Ses yeux s'agrandissent, ses oreilles sont béates de recevoir mes mots. Puis je me ravise, évidemment.

S'en suit une éléphantesque crise de la part de mon gamin, mes tympans éclatent sous le coup de l'émotion.

Je cède.

"J'ai une sinusite ok? UNE SINUSITE!!!!!!!!"

...



Alors qu'il s'éloigne en marmonnant des gnan-gnan-gnan-ben-drôle, moi j'en profite pour me féliciter de ma blague de mauvais goût qui m'a quand même valu une surdité partielle.

Double procrastination

Oh, je sais vous savez.

Vous êtes en grosse colère contre moi.
Et moi quand ça arrive des situations de grosses colère contre moi, ben je me cache.
Je fais la souris.
Mais bon, quelques zun m'ont retrouvé sur Facebook, m'ont montré du doigt avec le gros nerf du cou ressorti, les yeux révulsés-de-pas-content-puissance-hate.

Tout ça, c'est une bonne nouvelle au fond.

Ça veut dire que vous m'aimez bien, que vous vous ennuyez de mes salaces histoires jet-set de mère aux vêtements frippés. (J'ai mis le mot "salace" bien qu'il soit inapproprié. Je trouvais qu'il faisait beau dans la phrase. Faites semblant que ça veut dire "palpitant" ou un mot dans le genre.)

J'écris présentement parce que je suis sensé être en train de participer activement à un cours en ce moment.
Je n'y suis pas.
J'écris aussi parce que je ne suis pas allée à mon dit cours pour pouvoir avancer un travail universitaire de merde dont je devrai faire état oralement bientôt.
Je n'avance pas mon travail.
Rendez-vous compte que je double procrastine?

J'écris aussi pour dire que j'ai un nouveau dictionnaire de poche, comme si j'avais 4 ans et que je voulais vous parler de mon nouveau jouet. (C'est ben fatiguant du monde de même.)

J'écris parce que j'entre en fin de session. Et que je n'ai vraiment pas le temps de vous écrire.

Dans deux sessions, je vais pouvoir brandir haut, très haut, mon certificat de bachelière es art. Pis après ça, je vais le regarder penaude en me demandant à quoi ça sert.

J'ai hâte.

lundi 22 mars 2010

vendredi 4 décembre 2009

Réflexion sur la mort.

« C’est pas grave si le poisson de Canelle est mort parce que Grand-Papa Bi va lui en rapporter un autre pareil.

- Pis toi si tu meurs, est-ce que quelqu’un va me rapporter un Loulou pareil?

- Ben non, moi je ne mourrai jamais…

- Ben…oui Loulou…Un jour…

- Mais pas à ma fête en tout cas… »