dimanche 7 juin 2009

Le klaxon

Arno, quand il estime que son père et moi avons assez dormi un matin de week-end, sort son klaxon.
Un klaxon home maid en plus.

"AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHH"

C'est ça le klaxon. Éloi qui crie.
Ça marche à tout coup.
En moins de deux y'a une moi ou un papa debout, mal réveillés et ronchonneux.

Futé le petit.
Mais diantre que c'est brutal!
Au diable le pit-pit cute des oiseaux.

Je suis ronchonneuse et mal réveillée ce matin...

jeudi 28 mai 2009

Ingratitude

J'ai déjà eu un carré de sable.
M'en rappelle. Le buzz avait duré une grosse demie-journée.
Ensuite, le dit-carré s'était transformé en cabinet d'aisance pour chats.

Y'a cette photo de mon frère à 9 mois, la bouche pleine de sable. Encore heureux qu'il n'ait pas choppé la toxoplasmose ce jour-là.

Ça reste un beau souvenir quand même.

Si je vous cause de celà, c'est que les gamins me réclament l'aménagement d'un carré de sable. Mais à chaque année c'est la même chose: je leur balance trois poches de sable dans le bac et le temps d'un battement de cil, ils ont vidé le contenu dans l'herbe et remplissent le bac avec de l'eau.

Moi j'ai proposé de sauter l'étape du sable. Mais ça aurait l'air que c'est pas d'même que ça marche la vie.

"Maman, franchement, un bac à sable pas de sable, pffff..."

Me mettent trop de pressions ces gamins...

Faut qu'j'achète du sable.

*******

Mes parents, ils ne m'ont jamais amené au cirque.

J'étais gamine, on était chez des amis à Granby. En même temps que le Cirque du Soleil qui se la jouait "petite tournée provinciale dans les stationnements de centres d'achat."

Je voulais aller au cirque.

On est pas allés au cirque.

Moi et la fillette granbyenne on s'est poussées et on a regardé le show se préparer en se cachant dans un coin derrière le chapiteau. J'ai eu l'audace de soulever la toile pour jeter un regard à l'intérieur. Ça avait l'air ben l'fun...

Dans ma tête, j'ai imaginé un beau pestak, avec des fauves qui rient et des clowns qui crient, des singes avec des drôles de chapeaux qui conduisent des tites zautos rouges et des funambules presque tounues.

On est rentrées, peinardes.

*****

Moi j'ai amené mes enfants au cirque. J'avais pas le choix, Arno avait gagné un billet.

Pour les autres, c'était 25$ par grand et 18$ pour le p'tit. Ouch qu'on s'est dit. Y'était mieux d'avoir des fauves qui rient.

Moments marquants.

1) Arno se fait offrir une barbe-à-papa, c'est une première dans sa courte existence.
Sa réaction: "On mange du poil?!"



2) Loulou se fait offrir une barbe-à-papa. Braille parce que c'est contre nature de manger du poil. Fini par goûter, ses pupilles s'élargissent, deviens accroc. J'ai peur qu'il tente de bouffer ses toutous une fois revenu à la maison.

3) Arno braille parce qu'on refuse de lui acheter une épée de Star Wars à 15$. On vient de lui acheter deux barbes-à-papa à 4$ chacune, une slush (4$), un pop-corn (4$) et on lui a aussi payé un tour dans le manège gonflable (4$). Mais c'est vrai que ce n'est pas une épée de Star Wars.

4) Loulou braille que c'est long, veut s'en aller.

5) Arno, fou de rage, met son capuchon et se transforme en petit Emo.
Je lève les sourcils d'étonnement. J'ai envie de lui mettre du vernis à ongles noir pour parfaire son look. Je lui chante Boys don't cry.

6) On fini par décamper à l'entracte; les petits en ont vraiment plein le popotin.

7) J'ai eu le temps de voir un fauve. Mais il ne riait pas du tout.

J'aurais damné pour aller au cirque quand j'étais gamine. J'y ai trainé mes rejetons et j'ai même pas eu de merci. Je suis une victime. J'aimerais ça que Denis Lévesque me contacte.

Finalement, le pestak était pas mal plus beau dans ma tête d'enfant.

mercredi 20 mai 2009

Avec en prime une touche moralisatrice

Je suis atteinte d'un mal mystérieux depuis 4 jours.
Je fais le ver de terre dans mon lit en geignant. C'est pas jojo.
Qui plus est, je passe complètement à côté de la réalité familiale qui elle, continue sa route en se foutant bien qu'une joueuse soit off the game.

Vache.

Hier, j'ai réussi de peine et de misère à aller chercher le grand chat à l'école. Il avait grandi je trouvais. Dans 6 ans il sera un ado. On se lancera des insultes pour une histoire de chambre bordélique. Il me cachera qu'il fume mes cigarettes et qu'il est amoureux de Léa ( la brunette, pas celle avec des tresses, ni celle qui a des broches, pas non plus celle qui est allergique aux peanuts, ni celle qui s'habille en pétasse. Quant à l'autre Léa qui a les cheveux bleus, voyons maman, tu sais bien qu'elle est gouine...) Comment m'y retrouverais-je, avec toute cette floppée de Léa nées dans les années 2000?

Dans 6 ans...(soupirs)

Arno.
Il était parti de bon matin, sac au dos et boîte à lunch.
Je n'y avais vu que du feu, jasant avec le mal mystérieux indécollable qui lui riait, riait, riait. Et je revoyais cette scène là dans Exorcist où la pauvre enfant crache du feu.
À moins que ce n'était dans Histoire sans fin?


J'étais dans une scène de film.
Dans ma tête malade, c'était diablement crédible.

Tout ça pour dire que je n'ai pas vu filer Arno ce matin là. Tout ce que je sais, c'est que j'ai réussi à aller le chercher et que je me suis poussée de la directrice de son service de garde.

Sylvie.

Sylvie, c'est comme la mère supérieure. Vous savez, celle qui hante nos pensées?
À pas de loup je suis entrée au service de garde. J'ai prit les trucs d'Arno et j'ai détallé comme un lapin. Elle ne m'a pas entendu.
J'aurais aimé avoir une barbe pour rire dedans.
Bien prit qui croyait prendre puisque 10 minutes plus tard, le téléphone sonnait chez-moi.

C'était Sylvie.

" Excusez-moi madame Ferland mais je vous ai manqué tantôt. Je veux seulement vous rappelez que vous êtes rendue à 104$ et qu'il faudrait me payer dans les plus brefs délais."

ARG. JE SAIS!.....

Mais revenons-en à Arno.

Il m'a bien fait rigoler.

Faut dire qe le gamin s'est mit en tête de se laisser pousser la tignasse jusqu'aux fesses. C'est pour faire une blague qu'il dit. Du genre, se mettre dans le rang des filles à l'école et que tout roule comme sur le dos de la main morte. Tout le monde sera berné, Arno sera ainsi doté de super-pouvoirs ou un truc comme ça.

J'ai pas tout saisi.

Mais c'est sensé être marrant.

Pour l'heure, il a l'air d'un pouilleux. Et pas d'une fille.

Alors, on a Arno avec ses cheveux, plus une casquette sur la noix. Le résultat est de toute beauté. Il fait dépasser ses oreilles aussi. De le voir comme ça me donne envie qu'on s'achète des poules. Une basse-cour, un crew de lapins, je sais pas, quelque chose qui justifierait la casquette, les pouales et les oreilles qui dépassent. Sentir le crotin animalier. Rendre l'affaire over cliché. J'aime ça moi les clichés.

Il porte un t-shirt chouette avec un drum dessus. Ce gosse pourrait être un membre à part entière de CCR. CCR qui joue au baseball.
Et là.
Et là.
Et là.
Je vois qu'Arno, dans toute sa magnificicité (hani, créatrice de néologisme) arbore aux poignets, des bracelets- mes bracelets- avec des têtes de mort dessus.
Et moi je l'avais obligé à rien là. Non! Vous vous rappelez? J'étais bien trop occupée dans une scène de film de crachin de feu pour l'embêter avec mes caprices de mode.

Vous vous rendez compte? Il rock tout seul mon grand!
Je vous dit pas combien j'ai ce sentiment trop glorieux du devoir accompli.

Bon, maintenant il devra dire à ses p'tits potes qu'ils ne sont que des gros nases. Bah oui, il s'est fait dire qu'il était habillé en Yo. Qu'est-ce que c'est que ces conneries? P'tits merdeux de maternelle, pas foutus d'avoir de culture musicale...

Beau garçon.
Mon garçon.

Pour ce qui est de Loulou, je le soupçonne d'étudier en cachette des techniques de torture mentale. "La torture mentale pour les nuls ou comment rendre ses parents barjos en parlant constamment".
S'il y a un personnage dans l'histoire du cartoon qui représenterait totalement mon gamin, ce serait l'âne dans Shrek. Il cause, il cause, il cause...

Il cause, il cause, il cause...

Toujours il cause.

Pas de bouton off.
Souffrance...

Beau garçon.
Mon garçon.




Et pour terminer sur une note moralisatrice, un truc que j'adore faire, j'aimerais vous faire part de cette photo prise au parc de l'école d'en face.



C'est écrit: "Fuck the shcool".

Bien.

Jeune homme, jeune fille, m'enfin, toi, le jeune, quand tu sauras écrire le mot "school" comme du monde, tu pourras te permettre de l'envoyer paître. D'ici là, fais tes classes et boucle-la.

samedi 11 avril 2009

Maman et papa jasent sur MSN

Hani dit :
Poulet au beurre et blonde amoureuse s'occupant de son pauvre waso malade et fatigué. Ça te va pour le souper?

Lupin dit :
J'aime moins la partie où tu me compares à un wazo malade et et fatigué… mais oui, ça me va.
By the way, ma tête semble vouloir se replacer (mais pas l'énergie)

Hani dit :
Moi je suis pleine de drogue; je devrais être en mesure de m'occuper de tout

Lupin dit :
hummm drogue..........

Hani dit :
Mouais. Advil...hummm
Bon, faut que j'aille chercher les monstres, les supos de Satan, les ti-gars avec des cornes…

Lupin dit :
plein de cornes.. trop d’énergie.... on devrait les bourrer au brandy

Hani dit :
mézan...

_____

Tout ce que je peux dire pour notre défense, c'est que nous étions grippés solide...

dimanche 22 mars 2009

Perdre son temps

Semblerait qu'Arno perd son temps en faisant ses p'tits travaux de maternelle.
C'est bien de lui en faire mention, histoire qu'il corrige cette fâcheuse habitude.



Mais...Personnellement, je crois que Madame Sa Professeure a elle aussi perdu son temps sur les bancs d'école... Particulièrement lors des cours de grammaire.

lundi 2 mars 2009

Égocentrisme

Bon, moi je m'y connais que dalle en psychanalyse-machin et autres théories freudiennes.

Mais quand je matte les dessins d'Arno, il y a cette évidence qui saute au visage telle un félin sauvage flairant l'odeur d'hémoglobine d'un bébé cerf malade: mon fils a beaucoup de self esteem...

Ce dessin représente Arno et son petit frère Loulou:



Celui-là représente Arno avec ses amis Jean-Daniel et Zack:




J'ai un peu de difficulté avec le principe que quelqu'un d'autre que moi ait un aussi gros égo dans la maison.

Se faire détrôner par un gosse de 6 ans, ça fait mal.

lundi 12 janvier 2009

Nostalgie

J'ai 8 ans. On est samedi matin. Je suis debout depuis 5h du mat. Aujourd'hui c'est congé. J'en ai que faire de la grâce matinée. Comme tous les chiards du primaire d'ailleurs. C'est quoi ces conneries de dormir jusqu'à plus soif quand y'a des comiques à Radio-Canada juste pour moi? Et puis, comme il n'y a que deux postes qui entrent dans ma maison des bois, quand y'a des p'tits bonhommes, c'est fête.


Parenthèse
Ça vous fesais pas chier vous autres quand Walt Disney arrivait en grande pompe avec son générique enchanteur de Fée Clochette qui spinne autour d'un majestueux château, de Mickey Mouse qui danse et de Bambi au museau trempe mais que finalement quand ça commençait, c'était toujours une merde décevante genre Daniel Boom avec son racoon sur la tête? Et pas du tout un dessin animé? Ça reste une des déceptions les plus cuisantes de mon enfance.
Fin de la parenthèse

Je me suis levée trop tôt. Il n'y a que l'horaire télé de la journée qui défile à l'écran. Phoque que c'est long. Je vais aller fouiller dans le garde-manger en attendant. Tiens, des chips. Super.

Oh! Oh! Qu'est-ce que j'entend? Ô Canada! Et y'a la mouette pis toute à l'écran! Il est enfin 6h du mat, la télé se réveille!! Pis j'ai des chips!! N'y tenant plus, je cours réveiller mon p'tit frère. Debout fainéant, t'as peut-être 3 ans mais y'a la mouette à TV, tu ne peux juste pas la manquer. Pis on a des chips, bébé. DES CHIPS.

Yves Duteil est là aussi, dans la télévision. Avec sa chanson "La langue de chez nous". Et j'aime bien cette chanson parce que mon cousin Patrick en a changé les paroles. Au lieu de dire " le fromage de chèvre et le pain de froment" il dit " le fromage de chèvre et le fumier de cochon". C'est drôle hein? C'est parce que c'est un adolescent qu'il est drôle comme ça. Moi j'en ai un peu peur alors je ris de tout ce qu'il dit.

Moi et mon p'tit frère, vêtus de nos pyjamas à pattes, on se love sur le sofa, la face dans le sac de chips et on se laisse bercer par les images qui bougent. Y'a plein de couleurs, c'est beau. Pis on a des chips.

Vers 10h, nous sommes gavés. De chips et d'images. Ce serait chouette si Papa et Maman se levaient. On va sauter sur leur lit. Mon père ronchonne à travers sa moustache, ma mère sourit et promet de lever bientôt.

Mais le bientôt il n'arrive pas vite. C'est super long bientôt quand t'é gamin tsé. Une éternité ou un truc comme ça.

On reste sage. On est le parfait modèle d'enfant. Le modèle bien élevé, super poli, même quand on se fait chier à attendre que bientôt arrive. Et même si on a vider un sac de chips, y'a pas de miettes. On est propre en plus. Pas croyable d'être aussi parfaits. Éloges.

Maman fini par se lever. Papa aussi. On mange du pain doré. Tantôt, on ira voir Mamy et Papy. Papy jouera peut-être du violon, Mamy nous sourira chaleuseurement en caressant nos cheveux. On regardera ses albums photos où les gens sont en noir et blanc. Est-ce que les gens voyaient la couleur à cette époque? Je passerai un temps fou à regarder la photo de la famille de mon grand-père. J'aurai la chienne de mon arrière-grand-père qui a une tronche de tueur à gage sur le portrait. Papy me traitera de p'tite juive en riant. Je ne comprendrai pas ce propos anti-sémite. Personne ne le comprendra en fait, même pas Papy. Ce sera une expression banale, utiliser comme ça, sans méchanceté, sans arrière pensée. J'aime quand mon Papy rit, sa dent en or brille de mille feux. Et en plus, ça fait bouger un peu son long toupet rockabilly argenté, englué dans la brillantine.

On jouera aux cartes. Peut-être que mon cousin Guillaume et ma cousine Linsay seront là aussi. Moi et Guillaume une fois, on a vu Papy se coiffer un matin: son toupet rockabilly, il est vraiment long, on en revenait pas. On en parle encore d'ailleurs, 20 ans plus tard.
S'il fait beau, on pourra même aller s'assoir sur les deux statues de lions qui trônent en bas des marches de la maison de mes grands-parents. On fera semblant d'aller vite, à dos de lion, y'a pas de limites. Et mon mien de lion ira beaucoup plus vite que celui de Guillaume, c'est certain. Y'aura des arc-en-ciel et des anges tounus.

Et des chips aussi...

lundi 5 janvier 2009

Déconnage

Alors que l'an passé à pareille date, mon team familial et moi-même nous relevions péniblement des congés de fin d'année, cette année nous sommes relativement frais et dispo. On a limité les interminables party de famille et on s'est paré de masques à gaz, de désinfectant qui sent le citron et de majeurs haut levés à la figure des gens dégoulinants de maladies. Phoque off qu'on s'est dit.

De ce fait, de réduire nos activités sociales à la plus simple expression nous a transformé en genre de famille sauvage, hivernant devant Passe-Partout jusqu'à plus soif. Si les petits y trouvaient leur compte de joie, nous les parents, extrapolions sans limite sur ce qui aurait bien pu advenir des marionnettes à l'âge adulte. En voici un bref aperçu:

Pruneau a suivi les trace de son père Perlin. Il travaille sur les chantiers de construction. Il aime la pèche, la campagne et le Journal de Montréal.

Cannelle est enseignante en 5e année. Elle a déjà 3 burn out à son actif. Constamment sur les anti-dépresseurs, elle aime beaucoup Céline Dion.

Doualé est travailleuse sociale.

Mélodie s'est suicidée à 17 ans.

Virgule, après une maitrise en philosophie, est finalement devenue zoothérapeute. Il travaille dans les hospices. Il pratique aussi la thérapie par l'art et il ne juge personne, même pas toé.

Perlin et Perline se sont séparés. Perline a racheté le petit dépanneur et organise des soirées de bingo avec Madame Coucou. Perlin s'est découvert un démon du midi et sort avec une midinette de 32 ans. Pruneau est contre. Cannelle est stone et passive.

Cachou, le fils de Madame Coucou, est juge. L'honnorable Cachou Coucou (Ok, elle n'est pas de moi. Mais bordel que c'est drôle.)

Ti-Brin, contre toute attente, n'est pas un pusher de bas-étage qui matte du matériel pornographique; il est policier. Après un vol ayant mal tourné à l'adolescence, il a voulu se ranger du côté de la loi.

Rigodon n'est pas fermier. Il a fait un pied-de-nez à la profession pour reprendre la buziness de Grand-Papa Bi à l'animalerie. Dans ses temps libres, il est chanteur country. Sa mère est bien fière.

**************

Maintenant, laissons donc ces tergiversations sur l'univers Passe-Partouyiens pour nous consacrer au phénomène Loulou.

Loulou mon fils, avec ses 3 ans et son caractère explosif. Car si, jadis, il avait toutes les caractéristiques d'un ange (ailé et souvent nu) aujourd'hui, il nous apparaît évident qu'il est d'une toute autre nature. Il a perdu ses ailes de bébé et s'est fait poussé des cornes de terrible-three. Des cornes qui piquent en plus.

Sa marotte par les temps qui courent, c'est de faire des trucs complètement étranges pour ensuite scander des " J'AI LE DROIT!"

Genre boucher la toilette avec une montagne de papier-cul. Genre grafigner des disques. Genre crier dans les oreilles du chat. Genre mettre ses doigts dans mes yeux. J'AI LE DROIT qu'il dit.

Désagréable.

Sur ces belles paroles, je vous souhaite à tous (même à toé) une année 2009 bla bla bla et toutes ces choses qu'on souhaite pour faire beau habituellement.

Je vous zaime.

vendredi 5 décembre 2008

Consécration

TRÈS chouette topo sur les Bébés Requins sur le site de Bande à Part. J'en suis restée bouche-bée.

Meilleur passe: Stéphanie qui fume une clope pour rocker.

Passe chouette numéro deux: Louis-Philippe pour l'ensemble de son oeuvre.

Mention d'honneur à la très grunge Coco so pas 60's.

Bravo mes p'tits coeurs, le résultat est génial!

Voyez par vous même:

http://www.bandeapart.fm/artistes_enrichies.asp?id=3248

lundi 1 décembre 2008

Fin de session

Je saigne des yeux. J'ai la tremblotte à cause d'un abus de café. Mes yeux cross-side me donne un air niais et ma chevelure jadis si soyeuse est laissée à l'abandon. Je ronge mes doigts. Ils m'en veulent.

Le cendrier déborde.

Je creuse mon cerveau over-gavé de matière dans l'espoir de faire jaillir une idée, un concept, un début de quelque chose de potable. Je le force à pondre des essais que je lis et que je relis et que je balance par terre d'un geste rageur. Je m'allume une clope.

Je pense à mille choses. Je fais mille choses. Je saigne des yeux.

Je vomi de la littérature.

C'est ma première fin de session.