mardi 7 octobre 2008

Le festival du laitte me parle.

Bordel.
Le festival du laitte me parle.

Je crois bien avoir une vacherie de malédiction ou encore un aura magnétique.
Je ne sais pas trop lequel des deux mais une chose est claire, ça relève du surnaturel mon affaire.

À priori, être entouré de gens à l'esthétique douteux ne me dérange pas le moins du monde. Je dirais même que j'en profite follement quand ça arrive. N'importe qui de sensé devrait y trouver son compte de joie intérieur en se figurant être la personne la plus mignone de la place. Ça remonte l'égo jusqu'au firmament.

Mais quand le laitte est affublé du quotient d'une canne de beans et qu'il te prend pour son ami, ça fait redescendre la joie dans les abîmes.

Coin 7e et King Est. J'attends le bububusss. Ça chill mal sale de gens pas propres à la plastique difficile. Je suis dans ma bulle. Je jase avec mes pensées.

Une fille et son mec traversent la rue en courant. Elle passe à deux doigts de se fendre la gueule sur le macadam. L'imaginant la face en sang, le nez cassé et les palettes en moins, je me dis que ça aurait probablement amélioré son faciès. Pas de bol, elle a évité la cata.

Je jase avec mes pensées que j'ai dit.

Je matte ses pieds. Gene Simmon l'aurait envié. Des machins réservés à des stars du rock on stage qu'elle a aux petons. Et comme elle est baraqué comme une gamine de 8 ans, c'est bien normal qu'elle ne soit pas capable de conduire comme il faut ses pieds. Ça lui prendrait des cours, un permis, quelques livres en plus peut-être, aussi. C'est lourd des bottes de star. Surtout quand y'a des chaînes avec des breloques en coeur qui pendent après.

Je lève tranquilement les yeux. De beaux pantalons d'armée. Roses qu'ils sont. Nanane même. Le genre de pétalon que tu ne portes pas pour aller tirer sur l'ennemi. De l'armée de fantaisie.

Son manteau, elle l'avait choisi pratique et orange.

À son bras pendant son sac à main, choisi avec amour chez Korvette. Il y avait des lilas dessus. Cette fille, c'était le paradis j'vous dit.

Cheveux gras, mi-long, lunettes croches et chevaline dentition venait coiffer le tout. Juste du beau.

Comme pour me démontrer l'étendu de son sex-appeal, elle frencha à langue que veux-tu, son amoureux, un doux gaillard aux sourcils prononcés.

Mes pensées ont dit: "Wow...C'est pas croyable de constater que j'ai plein de belles amies célibataires quand ÇA, c'est capable d'avoir un gars..."

Elle m'apostrophe de sa voix haute-perchée:

" Heille, la 9 est à quelle heure?"

Regardant du coin de l'oeil l'horaire qui se trouvait à deux pouces de son éclatant visage, je lui répondis : "Midi".

J'ai dû le dire d'une façon précieuse car elle a répété le mot de la même façon que moi en éclatant de rire ensuite.

Mince! Je suis funnée! Même quand je ne le souhaite pas.

Elle me dit ensuite: " pis lâââ, y'é qual heure?"

" Moins 5" dis-je.

Elle se gratta l'occiput.

S'écoula 10 secondes.

Elle reprit: " 11 h 55?"

"Euh...oui" que je répondis.

Elle parût satisfaite de ma réponse et s'en retourna frencher son monsieur.

C'est ça ma belle, occupe-là ta bouche. Ainsi ça me laisse du temps pour rapidement me trouver une activité pour avoir l'air occupé. Trop tard, elle revient à la charge. M'arrachant littéralement ma passe d'autobus des mains elle s'adressa à son chum: " Heille! Check ça, sa pâsse est pas pareille que la mienne?! Comment ça t'as ça toé?"

Reprenant vigoureusement ma carte, j'expliquai qu'il s'agissait de ma carte étudiante de l'université, qui fesait aussi office de passe d'autobus.

"Ayoye" qu'elle a dit d'un ton abasourdi.

Puis, la lumière des piétons s'est mise à chanter. Voilà tu-pas la demoiselle qui se décide à l'accompagner. Elle se retourne vers moi et s'écrie: " C'est de la bonne musique hein?"

Là, à ce moment là, précisément là, j'avais fucking hâte que la foutue bus arrive.

Chose qui, miraculeusement, se produisit. Je m'engouffra rapidement dans le transport en commun en évitant de la saluer. Non mais?!

Et ce qu'il y a d'hallucinant là-dedans, c'est que ça m'arrive tout le temps.

...Je suis une aimant à monde weird...

jeudi 2 octobre 2008

On veut des détails

Détaillons donc ma vie, genre pour te mettre full à jour, toi, public adoré.

D'abord, j'ai laissé faire la real cut pour getting a real job. J'ai laissé poussé mes cheveux (m'exposant ainsi à une belle repousse grisonnante qui laisse paraître mon âge, oui, mais aussi, l'étendu de mon stress qui attaque mon genre capilaire) et j'ai remit mes vêtements de punk (un chandail de Béru, c'est toujours commode pour attirer l'attention des profs qui ont jadis chanté leurs refrains entre deux pillages). Fini la couverture d'évènements municipaux au sein d'un bi-mensuel. Fini le lèchage de monde pour avoir de l'info off-the-records. Fini d'apprendre par coeur le noms des élus et de leurs douces, fini de faire des appels chez des vieux anglais snobs. Diable, j'ai plein de respect pour vous, journalistes, car c'est poche en barslak votre métier.

J'ai ressorti mes vestons troués et mes Doc Marten maganés: je suis maintenant une universitaire à temps plein.

Premier choc: Shit, y'é où le monde cool? Tout le monde se boit des cafés en causant un langage weird. Même un chandail des Ramones ne semble émouvoir personne. J'allume: j'ai 10 ans de plus que tout le monde. Ce qui veut dire scander Vive le feu! toute seule.

Deuxième choc: TOUT le monde a un portable en classe. Je suis out avec mon vulgaire crayon so 90's et ma pile de feuilles lignées Buffalo. Et qu'est-ce qui fait le monde avec son portable? Y niaise sur Facebook ou sur MSN avec leurs ti-namis qui sont dans d'autres classes. J'en reste époustouff. C'est pas tant le geste qui m'émeut mais bien le fait que t'as pu de fun à écrire une belle lettre sur papier à tes ti-namis durant ton cours, que tu plieras en original origami et que tu donneras à qui de droit à la récré.

Remember? :

Salut Miss, ça va? Moi bien.
Mon cours de français y'é tellement poche. Le prof y'é con. Y dit des mots full compliqués niaiseux genre "extrapoler".
Kess tu fais en fin de semaine? Moi je le sais pas. J'ai un kick sur Kevin, je pense que je vais allée lui demander une poff de smoke à la récré. J'ai vu qu'il fumait en cachette en arrière du secrétariat.
T-K, je t'aime full sista.
Ta best 4ever.
XXX1/2

Maintenant, ça s'écrit live, en temps réel. C'est trop de technologie pour ma nostalgie.

Troisième choc: J'ai développé un côté surnaturel à cause de mes enfants.

Je m'explique.

Kids= non stop du bruit. Pour apprendre à survivre dans pareille jungle, le parent se développe une surdité partielle automatique. Une capacité magique à faire abstraction du bruit pour se concentrer complètement sur autre chose de vachement plus important (comme par exemple écouter attentivement une chanson de Janis Martin PENDANT que ton fils te parle depuis 3 heures de ses Bakugans.) Les oreilles se bloquent d'elles-même, l'esprit fout le camps ailleurs. Et c'est surprenamment facile et naturel. Même pas besoin de se forcer.

Ainsi, quand un professeur dit des affaires de même:

"Comme le portrait compromet le modèle, comme la simple présentation est déjà amorce de changement, comme l'oeuvre d'art, prise dans la totalité de ses exigences, n'est pas simple description du présent, mais jugement de ce présent au nom d'un avenir, comme tout livre, enfin, enveloppe un appel, cette présence à soi est déjà dépassement de soi. L'univers n'est pas contesté au nom de la simple consommation, mais au nom des espoirs et des souffrances de ceux qui l'habitent. Ainsi, la littérature concrète sera synthèse de la Négativité, comme pouvoir d'arrachement au donné, et du projet, comme esquisse d'un ordre futur.*"

Mes oreilles se bouchent tout naturellement. Ma tête s'enfuit vers un monde meilleur bordé d'arc-en-ciel et d'anges tounus. Je dois donc solidement me couvrir de baffes pour rester concentrée. Je dois rééduquer mes sens. Hooooon, le beau défi...

Quatrième choc: Je traumatise tout le monde avec mon statut de mère. Ça crée une barrière psychologique entre mes camarades de classes et moi, persuadés qu'ils sont, que je vais leur faire la morale parce qu'ils disent des gros mots et font la fête. C'est quand même très drôle.

Cinquième choc: Non, pas de cinquième.

Sixième choc: Je redécouvre la littérature de notre bon vieux terroir québécois et c'est pas si mauvais en fin de compte. C'est tout plein de bondieuseries et de défrichage. C'est bien de constater que, comme les tampons Playtex, on évolue.





Te voilà maintenant à jour, public, de mes aventures aux pays de la grande école!

Générique.







* Jean-Paul Sartre "Qu'est-ce que la littérature?" ( mais vous le saviez tous hein?)

mercredi 1 octobre 2008

Festival

Bon, bon, bon.
Je vous entends ravaler des sanglots, telle une bande de fillettes pré-pubères à qui l'on aurait volé les sucettes et promis un show de Janet Jackson.
Vous avez de la peine.
Je vous néglige.
JE LE SAIS.
Shame on me.

Et pour être franche, je n'ai pas vraiment d'excuses. Je vous néglige par pure paresse. Parce que je suis trop lâche pour me laisser aller les doigts lousses su mon kiborde. C'est tu pas écoeurant...

Aujourd'hui, c'était jour de fête.

Si!

Je me suis rendu compte de la chose quand m'en allant pénarde prendre mon bus direction la grande école de l'élite (que ma prof de chansons ne cesse de nous répèter: "vous êtes l'élite" qu'a dit), j'ai croisé une personne, ma foi...fort laide.

"Tiens, quelle personne laide" que je me suis dit.

M'en formalisant le moins du monde, je retournai à mon occupation du moment, soit taper du pied d'un air impatient et travailler mon expression facial pour avoir l'air d'une fille vachement tannée d'attendre le transport en commun.

Une autre personne très laide passa devant moi.

"Tiens, c'est un spécial deux pour un sur les laids" que je me suis dit.

Vint ensuite un vieux type avec seulement qu'un oeil (l'autre sortant de son orbitre et regardant sud-est comme pour démontrer l'étendu de sa fausseté) qui me souhaita le bonjour.

"Mais bonjour monsieur! Vous faites partie du deal vous, c'est certain!"

Ne comprenant pas trop de quoi je causais il en profita pour saluer un autre passant, passant qui, en plus d'être atteint de nanisme, n'avait qu'un seul oeil lui aussi.

Et c'est c'est à peu près là que j'ai comprit. J'ai comprit que c'était aujourd'hui le festival du laitte. En fait, j'ai allumé complètement quand arriva un mec des plus amoché qui semblait ramper plutôt que marcher.

Toute fière de ma théorie, ça a mit de l'entrain dans ma journée.

Bon festival du laitte tout le monde. Sachez que ça chill pas mal fort coin King Est et 7e Avenue.

******


Bon...Je sais que ça craint comme texte soulignant mon retour. J'aurai des commentaires négatifs de ma coach-critique qui va me dire "ouain, pas fort"...Mais ce texte, c'était surtout pour faire savoir que je suis en vie. Et qu'à un moment donné, si vous êtes sages, je vais revenir vous divertir avec mes belles histoires pour vous endormir.

D'ici là, y'a plein de nouvelles émissions à tv.

xxx

samedi 20 septembre 2008

Félicitations!

Hani court beaucoup.

Hani va à l'école (pas avec son chien Fido par contre...)

Hani étudie.

Hani lit (ça oui alors!)

Hani n'a pas le temps d'entretenir un beau blog en santé.

Mais Hani aimerait dire full FÉLICITATIONS au créateur du lapin pour la finalement venue de son ti-beubé!!!!!!


jeudi 28 août 2008

Five years

Les enfants passent par différents stades de développement dans leur tout-petitude.

De zéro à un an, c'est la période juteuse. Le machin braillard qu'est le bébé ne fait, en principe, que suinter par tous les orifices de son corps. Vomi, bave, couches pleines, débordements, c'est dégueulasse. L'incroyable magie opère à ce stade quand on se rend compte que les parents ne s'en formalisent pas pour autant. On appelle ça de l'amour inconditionnel.

De un an à deux ans, le bébé fait de remarquables progrès. Il apprend à marcher, à parler, à taper dans un ballon et à inévitablement viser les escaliers pour se garocher dedans comme si demain n'existait pas. Cette période touche-à-tout oblige les parents à recouvrir toute la maison de trucs-muches-matelassés pour éviter des catastrophes. C'est anti-esthétique.

De deux ans à quatre ans, le bébé se transforme en enfant. Les parents n'en croient rien même si ça leur saute au visage quand ils croisent des bébés-pour-vrai dans des poussettes au centre d'achat. C'est la période du "je", du "non" et du "pourquoi". Ça fait pleurer d'exaspération les mamans. Les papas, plus fort émotionnellement, boivent néanmoins plus souvent.

À cinq ans, l'enfant a voyagé mers et mondes. Il connaît ABSOLUMENT tout. Si ça n'avait été d'Isaac Newton qui lui a damné le pion, c'est lui qui aurait découvert la gravité. Impossible de lui en apprendre, l'enfant de cinq ans est une encyclopédie sur pattes. Toutes vos belles paroles d'enseignement portées à son égard seront conclues par un: "ben, j'le savais voyons!" de sa part. Complètement marrante, cette période donne des maux de ventre atroces aux parents qui n'en peuvent plus de rire de bon coeur des théories à grand déploiment de l'enfant de cinq ans. Perpétuellement crampés, ils se disent que ça valait bien la peine de passer par tous les pénibles stades (la période juteuse, la période matelas, la période gossante/papa-est-encore-saoul) pour en arriver à ça.

Deux exemples de théorie d'un gosse de cinq ans

Maman et ses deux poussins sont en voiture. La route est longue, il fait nuit. Ils croisent un type, pissant à tout vent sur l'accotement, près de son véhicule garé. Les quatres flashers se font aller, éclairant le jet d'urine dans la noirceur.

Maman: Une grosse envie le monsieur...

Lecinqans: Il fesait pas pipi le monsieur tsé...

Maman: Ah non? Que fesait-il donc ma foi?

Lecinqans (avec un ton chiant) : Il vidait sa voiture. C'est parce qu'il avait mit trop d'essence dedans. Tsé maman, tu devrais faire attention quand tu vas mettre de l'essence, ça pourrait t'arriver à toi aussi de trop remplir ta voiture. Et tu serais obligé de t'arrêter sur le bord du chemin en pleine nuit pour la vider toi aussi.

Il y croit dur comme fer.

Maman: Oh! Dans ce cas je vais faire TRÈS attention.

Exemple numéro deux

Lecinqans est persuadé et tiens mordicus à ce que ça nous rentre dans la tête que quand on sort de la ville de Sherbrooke, tout le reste du monde c'est Valcourt, c'est tu clair?

Ainsi, la vrai de vrai version de la map monde c'est ça.



Prière de mettre vos atlas à jour.

jeudi 21 août 2008

Intermède

Comme je cours telle une gazelle ces temps-ci, je me rabats sur you tube pour vous entertainner.
Milles excuses.
De retour bientôt.

hani xxx


vendredi 15 août 2008

mardi 5 août 2008

Leçon # 76, psychologie infantile

Maman: Assis toi Loulou, pas debout sur la chaise svp.

Loulou: Pourquoi?

Maman: Parce que tu risques de tomber.

Loulou: Pourquoi?

Maman: Parce que si tu es debout sur ta chaise et que tu perds pied, tu te ramassera la face dans le plancher.

Loulou: Oui mais pourquoi?

Maman: Parce que c'est la loi de la gravité.

Loulou: Pourquoi?

Maman: Parce que c'est d'même.

Loulou (impatient) : OUI MAIS POURQUOI?!

Maman (au bord de s'arracher le peu de cheveux qu'elle a sur le coco): Enfant rabat-joie, cesse ces questions et assis toi les founes su ta chaise tu suite.

Loulou: Pourquoi?

Maman: ...

Loulou: Maman?

Maman: ...

Loulou: Maaaaaaaaaaaaman? Toi parles pu?

Maman: Non. Je boude.

Loulou: Pourquoi?

Grrr s'exclame Maman.

Loulou: Maaaaaaaaman.

Maman: ...

Loulou: Moi veux du jus.

Maman: Pourquoi?

Loulou: Passque j'aime ça moi le jus.

Maman: Pourquoi?

Loulou: BEN PASSQUE MAMAN BON!

MAman: OUI MAIS POURQUOI?

Loulou (en pleurs) (Quelle lopette quand même): MAAAAAAAMAN! Arrêteuuuu!!!

Maman se complaisant dans la situation: Pourquoi?

Loulou: Passque moi aime pas ça quand toi dit pourquoi toujours.

Maman: C'est fatiguant hein?

Loulou: Voui...

Maman: Ben arrête de toujours me le demander pis assis ton pêteux su'a chaise MAINTENANT diantre!

Loulou pose son postérieur sur la chaise, ayant apprit la leçon.

__________

Maman -1
Loulou- 0

lundi 28 juillet 2008

Rock et parentalité: un duo qui fuck le chien

J'ai survécu à mon passage sur scène en compagnie des Bébés Requins. J'ai fait une petite chansonnette sympathique, fait danser mes pieds et j'ai aussi eu chaud. Je me suis gaver de barbe à papa et je n'ai même pas utilisé tous mes coupons de bière gratos. Bien que j'ai eu bien du plaisir à participer à cette carte blanche, je suis forcée d'admettre une chose: rocker et être maman, ça fuck le chien.

Voici X raisons qui expliquent bien pourquoi:

D'abord, organiser la patente. Ceci implique être au téléphone souvent afin de mettre en branle quand on pratique, où on pratique, avec qui on pratique, sur quelle guitare on pratique. Être au téléphone est en soi bougrement chiant quand on est parent. Pour cause, il y a un curieux phénomène qui se produit lorqu'on communique à des chummés par téléphone: les kids se transforment en êtres criards et/ou braillards. Ils se tapent dessus en se traitant de pipi-caca (l'insulte suprême pour les 5 ans et moins) et en moins de deux y'a un bordel incroyable. Malgré la magie du sans fil qui vous permet d'aller vous cacher dans le plus profond de votre garde-robe le temps de la conversation, les gosses viendront taper dans la porte en guise d'amour et d'attention maternel. C'est à la limite de l'insuportable. Notez que le problème se résout de lui-même à la minute où vous raccrochez le combiné. Ravis, ils vont vaquer à leurs occupations de mômes sans même vous reporter attention. Y'a de quoi s'exclamer: Viarge!

Ensuite, il faut pratiquer un peu ses pièces en solo, histoire d'arriver préparé avec le groupe. Sortir la guitare et chanter tout bas, bien qu'à moitié efficace, fait intime et les enfants ne se rendent pas trop compte que vous tramez quelque chose sans eux. Jusqu'à ce que l'un d'eux, le plus petit, s'interroge à haute voix genre: "Heille, où maman?" Ça en sera foutu de la répétition alors que l'enfant, le plus petit, arrivera à votre hauteur en criant: "NOOOOON! ARRÊTE MAMAN! MOI AIME PAS ÇA CETTE CHANSON LÀ!!" Soupir.

Frustrée, vous, Maman de rock, allez tapocher sur votre drum. Là encore, y'aura un enfant dans vos pattes qui criera que C'EST TROP FORT MAMAN! en se bouchant les oreilles. Re-soupir que vous vous exclamerez en donnant un dernier coup TRÈS fort sur le snair.

Autre raison qui fait qu'être mère et rocker c'est pas yable. Quand viens le temps de rapatrier le matériel pour le mettre dans la voiture, soyez assurez qu'il y aura incessamment des enfants dans vos jambes qui vous demanderont moult cossins comme un verre de lait, un nouveau jouet, une main pour essuyer un popotin. Un conseil: prudence avec les amplis sur les petites orteils d'enfants fatiguants: une seule fois suffit la plupart du temps pour les éloignez de vous un bon 5 minutes. Au delà d'une fois, ils y a un risque que vous deviez consulter un médecin pour cause d'orteil cassée et god damn que vous n'en avez pas le temps. Si l'enfants revient, jappez en fesant de gros yeux.

Le soir du concert, il est de mise de se poupounner. Ça fait partie de la game et c'est un moment rempli de fébrilité. Les nerfs commencent à être tendus, le stress commence à prendre beaucoup de place dans l'estomac même si au préalable, il n'était pas invité. La maman de rock n'est pas parlable, elle tétaille une bière entre deux tentatives d'application d'eye liner. C'est une évidence qu'encore une fois, il y aura les gamins qui vous pousseront à bout et que sous le coup de l'émotion, vous aurez une belle ligne d'eye liner qui chiera jusqu'en enfer dans votre face. Full équeurantite de cette vie pas fine, la maman de rock capitche qu'elle devrait penser à laisser tomber les mots de rock dans l'expression maman de rock.

Le concert est terminé. Vous êtes détendues. Vous n'en avez que faire des enfants qui dorment à la maison. Plus question de tétailler la bière: à grande floppée, vous l'envoyez valsez avec votre gorgoton jusqu'à ce que coma ethylique s'en suive. Vous riez de la situation. Une fois à la maison vers les 4 h du matins, les enfants vous entendent rentrer et ils se mettent à chialer: l'un veut faire pipi et réquisitionne votre aide, l'autre se découvre subitement une trouille terrible des monstres. Une fois le rush passé, vous déboulez presque les escaliers en sacrant. Ceci n'a rien de drôle.

Le lendemain, malgré toute la bonne volonté du père de la marmaille à l'empêcher de vous embêter, ses efforts seront vains et à 8 h, il y aura vos mômes dans le lit en train de vous sautez dessus en riant, fesant fi de votre drôle d'allure de lendemain de veille, mal démaquillée, incappable d'enligner deux mots.

Et malgré la brume dans votre tête, il y aura cette très claire phrase qui défilera dans votre esprit: être mère et rocker, ça fuck le chien en sale.

samedi 12 juillet 2008

Pas jojo

J'vous ai pas dit?

Mon blog, il est full sain et sauf.

Oué, oué, sain et sauf.

Au journal, on n'a pas voulu que je conserve mon identité HANI, sous prétexte que ça ne faisait pas sérieux. Me voyant donc relégué au rang des communes ANNIE, je me suis tout de même réjouie de la chose quand je réalisa que mon problème de kessé-je-fais-avec-mon-blog était réglé.

Appelez-moi donc Hani le clown.

Ou Annie la journaliste.

Mais pas les deux.

Un dernier commentaire sur le journal: Je n'ai pas ma chronique finalement (chouuuuuuuu) et la photo qui coiffe mes articles est la chose la plus laide qu'il m'a été donné de voir de ma vie.

Et je ne dis pas cela avec un foutu accent de princesse.

Mon entourage est super poli sur le sujet et met des gants blancs pour m'en jaser.

Ça donne des commentaires comme: "Ben non Hani, elle est pas laide ta photo. C'est juste que..ben tu ne te ressembles pas?"

Ou encore:

"My god!? Qui c'est le photographe qui a prit pareil cliché?! j'veux dire...euh... c'est comme pas vraiment toi..."

Et ainsi de suite jusqu'à ce que je tombe sur des gens francs, genre un Français (toujours franc des français voyons) qui s'exclame: " Rrrrrolala! T'as une belle tête de vainqueur"

En rafale

- Dépressive après une longue journée merdique au boulot, je n'avais pas envie d'entendre le blabla Radio-Canadien durant mon trajet du retour. Au gré du hasard, j'ai pigé dans le tas de cassettes qui tapissent le plancher de mon baz pour en extirper une à l'allure anonyme (ben oui, j'ai encore des cassettes...). Ma surprise fût totale quand j'entendis Toy Dolls résonner dans mon habitacle. Toute heureuse d'avoir retrouver ce bel enregistrement, je suis rentrée chez moi festive et un ti-peu plus hyperactive.

- J'ai bu du vin lors d'un vernissage que je couvrais pour le journal. Je m'y sentais imposteure et tellement pas journaliste. Du coup, j'avais envie de boire salement plus, au frais du musée.

- La dame préposée à l'accueil du Musée de l'auto ancienne de Richmond a comme tâches de faire payer les clients et de faire des modèles à coller de chars miniatures dans le but de les revendre comme gogosse de souvenir. Le job que tous ti-gars rêveraient d'avoir.

- J'ai reçu un drum pour mon anniversaire. Je tapoche et ça m'amuse. Mais ça me fait aussi pogner les nerfs parce que je suis incappable de piger la fichue toune des Calamités qui me semble pourtant simple. Je me rabats sur des chansons d'Ac Dc en me pensant ben bonne.

- On a changé le bureau d'ordinateur de place et j'ai maintenant une belle vue sur la corde à linge du voisin. En ce moment, elle aborde une série de serviettes de plage à l'effigie de chevreuils. Criss c'est laitte.

- Les Bébés Requins m'ont demandé de monter sur scène avec eux lors de leur prestation au OFF Fête du Lac. Note à moi-même: Trouver du temps pour faire la lecture d'un ouvrage sur comment dire non. Je me console en me disant que tout le monde sera au Parc Jacques-Cartier ce soir-là, au spectacle de CCR.

- Ma mère garde les enfants pour le week-end. Comme activité de couple aujourd'hui, nous allons faire euthanasier notre vieux chat malade. Si c'est pas romantique ça mes amis...J'ai envie de sortir le porte-jarretelle pour l'occazz.



J'ai le coeur brisé.